Détails du projet
Client : Panafrica
Secteur : Mode, baskets éthiques fabriquées en Afrique
Périmètre : A/B test d'un template de fiche produit
Durée : 1 mois, du 29 juillet au 28 août 2026
Stack : Shopify, Intelligems, GA4
Résultat principal : +28,28 % de revenu par visiteur
Ce test s'inscrit dans un accompagnement CRO global.
L'objectif : améliorer les performances commerciales de Panafrica et, surtout, augmenter son chiffre d'affaires à trafic égal, sans dépenser un euro de plus en acquisition.
Principaux Résulats
En ajoutant un encadré expliquant la composition de son prix juste au-dessus du bouton d'ajout au panier de ses fiches produit Shopify, Panafrica a mesuré +28,28 % de revenu par visiteur et +28,62 % de taux de conversion, lors d'un test A/B mené du 29 juillet au 28 août 2026 sur +10 000 visiteurs au total, via Intelligems.
Le contexte
Panafrica vend des baskets en wax et en batik, produites en Afrique de l'Ouest et au Maroc. Ce mode de fabrication a un coût, et il situe la marque dans le haut de la fourchette de prix de son marché.
Notre audit des données GA4 sur les cinq premiers mois de 2026 dessinait deux boutiques en une.
D'un côté, des bases solides : les visiteurs qui connaissaient déjà la marque, arrivés par les canaux organiques ou en la cherchant directement sur Google, convertissaient bien et remplissaient leur panier sans hésiter.
De l'autre, le trafic de découverte : ces nouveaux visiteurs, qui découvraient la marque pour la première fois, avaient beaucoup plus de mal à passer à l'achat. Le problème ne venait donc pas du produit ni de la boutique. Il venait de ce qu'un inconnu comprenait de la marque dans les premières secondes.
Le point de fuite se situait avant le panier.
Les visiteurs ne partaient pas au moment de payer, mais bien avant : sur la fiche produit.
Sur mobile (+80 % du trafic) :
- très peu de visiteurs ajoutaient un produit au panier ;
- ce plafond restait le même quel que soit le produit ;
- le mobile convertissait trois fois moins que le desktop.
Un blocage aussi uniforme ne vient pas du produit. Il vient de la façon dont la fiche présente l'offre.
Un chiffre à orienté la stratégie globale : le trafic organique convertissait plus de six fois mieux que le trafic social payant.
Les fiches fonctionnaient donc très bien avec un visiteur qui connaissait déjà la marque, et très mal avec les autres.
Ce que nous avons observé
Tout est parti de GA4. En découpant le tunnel d'achat par appareil, un chiffre sautait aux yeux : sur mobile, 97,57 % des visiteurs qui ouvraient une fiche produit la quittaient sans rien ajouter au panier. Les données par canal et la répartition des commandes par prix ont ensuite confirmé la piste. Le problème se jouait sur la fiche produit, au moment où le visiteur devait se décider.
L'hypothèse retenue
Sur mobile, les visiteurs de Panafrica découvrent souvent la marque en même temps que le produit. Ils arrivent depuis une publicité ou un contenu vu sur les réseaux, sans savoir qui fabrique ces baskets, ni où, ni dans quelles conditions.
Face à un prix dans le haut du marché, ce visiteur-là n'a aucun repère. Il voit une paire de baskets, il voit un prix, et il compare avec ce qu'il connaît déjà. Notre hypothèse était simple : s'il comprend ce que Panafrica fait différemment, il acceptera plus facilement le prix. Encore fallait-il le lui dire au bon moment, c'est-à-dire juste au-dessus du bouton d'ajout au panier.
Ce que nous avons écarté
Face à un taux d'ajout au panier bas, la plupart des agences sortent la même boîte à outils : avis clients en rafale, carrousels de photos d'acheteurs, compteurs du type « 12 personnes regardent ce produit ». Nous avons laissé tout ça de côté, avant même d'en parler au client.
Panafrica c'est construit autours de valeur fortes. Une page qui presse le visiteur aurait peut-être converti, mais elle aurait contredis l'ensemble de ce qua la marque construit par ailleurs.
Nous avons donc gardé de la preuve sociale, en la dosant mieux, et fait de l'explication du prix le vrai argument de vente.
Design
Design d'un encadré est juste au-dessus du bouton d'ajout au panier, immanquable par le visiteur.
Son rôle est d'éduquer le visiteur au valeurs défendue par la marque :
- ce qui justifie le prix : montrer ce que ce prix finance concrètement.
- un achat qui a du sens : on n'achète plus une paire de baskets, on soutient un projet.
- des preuves concrètes : trois chiffres clés, courts et vérifiables.
Deux ajustements complètent le dispositif :
- la preuve sociale, mieux dosée : assez pour rassurer, sans noyer le message ;
- le paiement en plusieurs fois, visible dès la fiche produit.
Développement
Nous avons développé un nouveau template de fiche produit qui regroupe l'ensemble des modifications : l'encadré prix, la preuve sociale revue et le paiement en plusieurs fois.
Plutôt que de tester chaque élément séparément, ce qui aurait pris plusieurs mois sur ce volume de trafic, nous avons testé le template dans son ensemble face à la version existante.
Intelligems répartissait les visiteurs entre les deux versions, sur tout le catalogue. Un même visiteur voyait donc toujours le même template, quel que soit le produit consulté.
Version contrôle. Le prix est affiché seul, sans contrepartie. Le visiteur qui ne connaît pas la marque n'a aucun élément pour l'évaluer.
Version testée. L'encadré prix et ses trois compteurs occupent l'espace immédiatement au-dessus du bouton d'achat, au moment de la décision.
Test du 29 juillet au 28 août 2026, environ 5 000 visiteurs par version, trafic France, mesuré via Intelligems.
Conversion
Le test a tourné du 29 juillet au 28 août 2026, sur environ 5 000 visiteurs par version, trafic France uniquement, mesuré dans Intelligems. Le tableau présente l'écart de la version testée par rapport à la version d'origine.
- Revenu par visiteur : +28,3 %
- Taux de conversion : +28,6 %
- Taux d'ajout au panier +3,3 %
- Panier moyen : stable
Le revenu par visiteur est l'indicateur de référence ici. Il combine conversion et panier moyen, et c'est lui qui dit si un test rapporte réellement plus de revenu à trafic égal.
Il progresse de 28 %, porté presque entièrement par la hausse du taux de conversion.
Ce qui n'as pas bougé
Le panier moyen est resté stable. Personne n'a dépensé davantage, il y a simplement eu plus d'acheteurs. Pour une marque qui refuse de brader, c'est le bon type de croissance.
Le taux d'ajout au panier, en revanche, a peu bougé alors que c'était la métrique visée par l'hypothèse. Le gain s'est fait plus loin dans le tunnel : des visiteurs qui ajoutaient déjà au panier sont allés plus souvent au bout de leur commande. L'explication du prix semble avoir levé un doute au moment de payer, plus qu'elle n'a déclenché l'ajout.
Nous ne l'avions pas anticipé, et c'est ce qui oriente la suite du protocole.
Stratégie
Ce que nous avons observé
Tout est parti de GA4. En découpant le tunnel d'achat par appareil, un chiffre sautait aux yeux : sur mobile, 97,57 % des visiteurs qui ouvraient une fiche produit la quittaient sans rien ajouter au panier. Les données par canal et la répartition des commandes par prix ont ensuite confirmé la piste. Le problème se jouait sur la fiche produit, au moment où le visiteur devait se décider.
L'hypothèse retenue
Sur mobile, les visiteurs de Panafrica découvrent souvent la marque en même temps que le produit. Ils arrivent depuis une publicité ou un contenu vu sur les réseaux, sans savoir qui fabrique ces baskets, ni où, ni dans quelles conditions.
Face à un prix dans le haut du marché, ce visiteur-là n'a aucun repère. Il voit une paire de baskets, il voit un prix, et il compare avec ce qu'il connaît déjà. Notre hypothèse était simple : s'il comprend ce que Panafrica fait différemment, il acceptera plus facilement le prix. Encore fallait-il le lui dire au bon moment, c'est-à-dire juste au-dessus du bouton d'ajout au panier.
Ce que nous avons écarté
Face à un taux d'ajout au panier bas, la plupart des agences sortent la même boîte à outils : avis clients en rafale, carrousels de photos d'acheteurs, compteurs du type « 12 personnes regardent ce produit ». Nous avons laissé tout ça de côté, avant même d'en parler au client.
Panafrica c'est construit autours de valeur fortes. Une page qui presse le visiteur aurait peut-être converti, mais elle aurait contredis l'ensemble de ce qua la marque construit par ailleurs.
Nous avons donc gardé de la preuve sociale, en la dosant mieux, et fait de l'explication du prix le vrai argument de vente.
Implémentation
Design
Design d'un encadré est juste au-dessus du bouton d'ajout au panier, immanquable par le visiteur.
Son rôle est d'éduquer le visiteur au valeurs défendue par la marque :
- ce qui justifie le prix : montrer ce que ce prix finance concrètement.
- un achat qui a du sens : on n'achète plus une paire de baskets, on soutient un projet.
- des preuves concrètes : trois chiffres clés, courts et vérifiables.
Deux ajustements complètent le dispositif :
- la preuve sociale, mieux dosée : assez pour rassurer, sans noyer le message ;
- le paiement en plusieurs fois, visible dès la fiche produit.
Développement
Nous avons développé un nouveau template de fiche produit qui regroupe l'ensemble des modifications : l'encadré prix, la preuve sociale revue et le paiement en plusieurs fois.
Plutôt que de tester chaque élément séparément, ce qui aurait pris plusieurs mois sur ce volume de trafic, nous avons testé le template dans son ensemble face à la version existante.
Intelligems répartissait les visiteurs entre les deux versions, sur tout le catalogue. Un même visiteur voyait donc toujours le même template, quel que soit le produit consulté.
Avant / Après
Version contrôle. Le prix est affiché seul, sans contrepartie. Le visiteur qui ne connaît pas la marque n'a aucun élément pour l'évaluer.
Version testée. L'encadré prix et ses trois compteurs occupent l'espace immédiatement au-dessus du bouton d'achat, au moment de la décision.
Résultats
Test du 29 juillet au 28 août 2026, environ 5 000 visiteurs par version, trafic France, mesuré via Intelligems.
Conversion
Le test a tourné du 29 juillet au 28 août 2026, sur environ 5 000 visiteurs par version, trafic France uniquement, mesuré dans Intelligems. Le tableau présente l'écart de la version testée par rapport à la version d'origine.
- Revenu par visiteur : +28,3 %
- Taux de conversion : +28,6 %
- Taux d'ajout au panier +3,3 %
- Panier moyen : stable
Le revenu par visiteur est l'indicateur de référence ici. Il combine conversion et panier moyen, et c'est lui qui dit si un test rapporte réellement plus de revenu à trafic égal.
Il progresse de 28 %, porté presque entièrement par la hausse du taux de conversion.
Ce qui n'as pas bougé
Le panier moyen est resté stable. Personne n'a dépensé davantage, il y a simplement eu plus d'acheteurs. Pour une marque qui refuse de brader, c'est le bon type de croissance.
Le taux d'ajout au panier, en revanche, a peu bougé alors que c'était la métrique visée par l'hypothèse. Le gain s'est fait plus loin dans le tunnel : des visiteurs qui ajoutaient déjà au panier sont allés plus souvent au bout de leur commande. L'explication du prix semble avoir levé un doute au moment de payer, plus qu'elle n'a déclenché l'ajout.
Nous ne l'avions pas anticipé, et c'est ce qui oriente la suite du protocole.
Conclusion
Sur un marché aussi concurrentiel que la chaussure en ligne, un prix se juge toujours par comparaison. Le visiteur qui ne connaît pas la marque le rapporte aux paires qu'il a vues ailleurs. Sans un proposition de valeur claire et mise en avant, la marque part avec un désavantage très important.
Panafrica a pourtant de quoi se différencier : sa production en Afrique, les emplois créés, sa propre usine... Le test montre surtout que cette différence doit être dite à l'endroit où l'acheteur hésite. Placé au-dessus du bouton d'achat, l'encadré donne au visiteur la raison qui lui manquait pour passer à l'action.
Selon nous, c'est ce qui explique l'ampleur du résultat. Sur une marque sans différence réelle à faire valoir, le même encadré n'aurait probablement rien changé. On retient aussi que pour convertir un trafic froid, on pense spontanément à l'urgence et à la preuve sociale en masse. Pourtant ici, c'est la clarté de la proposition de valeur qui a fait le travail, sans dégrader l'image de la marque.
Le nouveau template validé est en production depuis le 3 septembre 2026, et un second test est en cours sur les pages collection. Le suivi des ventes sur les prochains mois dira si le gain mesuré pendant le test se maintient.
Parler à un expert Shopify
Lugus, agence CRO et développement Shopify basée à Belfort, accompagne les marques e-commerce dans l'amélioration de leur taux de conversion.
ont travaillés sur le projet